![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Phénomène de société ou de mode, le combat contre le poil est devenu une nécessité pour bon nombre de femmes.
L'examen de la patiente est néanmoins indispensable pour déterminer la faisabilité du soin laser.
La vitesse de repousse du poil étant variable d'une zone anatomique à une autre, d'un patient à un autre, la discussion à l'issue de la première consultation doit pouvoir estimer au mieux le nombre de mois et de séances nécessaires pour obtenir une non repousse supérieure à 75 %.
La pilosité du visage indique souvent la présence d'anomalie de sécrétions hormonales. Un bilan biologique est alors à proposer avec mise en place d'un traitement médicamenteux conjointement aux séances lasers.
Il peut y avoir dans ce cas un remboursement partiel de la caisse de sécurité sociale en fonction de la surface traitée.
Pour le reste du corps, le résultat est variable de quelques séances pour le maillot avec un résultat souvent très bon avec la disparition des réactions inflammatoires sur des poils incarnés, à dizaine de séances pour le dos chez un homme avec un résultat aléatoire.
Aussi facile que cela puisse paraître, si le laser épilatoire a révolutionné les techniques épilatoires, cet acte doit être encadré médicalement, pour éviter les brûlures, surtout sur les peaux mates ou bronzées, et ... l'absence de résultat.
Le but du laser épilatoire est de détruire la matrice qui donne naissance au poil ; il faut des dispositifs puissants, si possible rapides pour traiter des grandes surfaces et plusieurs séances espacées de quelques semaines selon la zone traitée.
Il faut donc que le poil soit présent pour faire une séance : pas d'épilation à la pince où à la cire juste avant ! De même, plus le contraste sera important entre un poil très foncé, épais et une peau blanche, plus le résultat sera bon rapidement.
Le laser alexandrite est le laser de référence pour les peaux blanches alors que le laser Nd-YAG l'est pour les peaux foncées. La diode laser est une référence également tout comme la lampe intense pulsé mais entre des mains expertes.
La législation française interdit encore aujourd'hui à un non médecin d'utiliser un laser ou une lampe intense pulsée.